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Marche Blanche pour Ingrid Betancourt

Mobilisation nationale: infos ici 

A Mont de Marsan , rendez vous à 15h30 vétus de blanc place de la mairie le Dimanche 6 Avril

 

voici ce dimanche deux images de cette marche blanche:

La traversée de la ville

Le lacher de pétale de fleurs ( je suppose, j’étais un peu  loin) par dessus le Pont des Droits de l’Homme par Mme Le Maire et les organisateurs locaux.

 

 

 de nombreux panneaux aux photos des divers otages retenus eux aussi, plus anonymes pour nous certes..des tee shirts…furent distribués devant la mairie avant cette marche  de quelques centaines de personnes, en attendant…une libération!!!

~ par domi40 sur avril 4, 2008.

16 Réponses to “Marche Blanche pour Ingrid Betancourt”

  1. quelle tristesse …

  2. oui, je ne comprend pas que les états qui ont des otages mettent pas plus d’ultimatums aux farcs e subissent..je sais que c’est pas si simple, mais ils regnent dans la toute puissance…ce qui est triste c’est qu’il faut en arriver là..quoi qu’il en soit..

  3. J’ai peu qu’Ingrid Betancourt soit une assurance-vie pour les FARC !

  4. certainement, mais peuvent ils aujourd’hui prendre le risque qu’elle meurt..??
    et peut on finalement rester silencieux…? c’est comme une zone très délimitée, entre vie et mort ou tout est possible, pas longtemps…je ne sais pas si cela aidera..?mais si elle ne revient pas, les farc et uribe et chavez seront pas bien non plus..
    le côté un peu moche c’est qu’on oublie les autres, enfin, aujourd’hui justement on nous l’a rappelé avec des tas de panneaux aux visages des autres otages…
    il y a des luttes tous les jours c’est sûr, masi , betement je prefere en être que pas.. :-)

  5. Attendre que la personne soit en danger pour manifester ? J’ai bien peur que pour Ingrid il soit trop tard, mais il faut savoir qu’en France il y à des personnes qui meurt dans la misère, d’autres comme Joël Florent (a Sarlat-24) qui fait une grève de la faim depuis 15 jours (handicapé il ne trouve pas une infirmière a domicile), et nous avons aussi B.P Chevalier en grève de soins pour lutter contre les franchises médicales, et on nous dis pas tout…. Le gouvernement actuel prend les Français en OTAGE, ils vont nous mettre au pain sec….

  6. Signez la pétition sur : http://www.agirpouringrid.com/La-petition.html#signer

  7. attendre le danger pour manifester ,non
    par contre rendre publique toute lutte , etre dehors en masse est toujours important, mais comme tu le dis, combien chaque jour meurent dans la misère et le silence, et on en sait rien…et malheureusement c’est humain, la solidarité nationale ne se bouge que quand elle met les gens en “icone”..c’est pas bon non plus..mais on est aussi un peu obligé d’en passer par là..ou de faire avec..
    côté gouvernement…ce fut très immorale ces promesses de joyeux noel aux enfants d’ingrid..comme d’hab!! la com d’abord!

  8. Ingrid Betancourt, à qui profite le crime ?

    Plusieurs grands journalistes espagnols, colombiens et vénézuéliens ont essayé de faire le point sur la situation critique d’Ingrid Betancourt. S’ils sont d’accord avec le principe d’un échange humanitaire d’otages contre des prisonniers, ils affirment que cela ne doit pas se faire à n’importe quel prix. La prise d’otages est en effet une arme à double tranchant, si le gouvernement ne cède pas il est traité d’inhumain, mais s’il plie, c’est inciter à de nouvelles prises d’otages.

    De plus, la situation sociale en Colombie est explosive, le gouvernement doit de se montrer ferme pour avancer dans ses programmes de réformes.

    La situation d’Ingrid Betancourt est particulière, en ce sens qu’à la pression intérieure exercée par les familles des victimes s’est ajoutée la pression internationale. Uribe a dû plier dans une certaine mesure, sachant que pour leur part les FARC, en quarante-quatre ans d’existence, n’ont jamais cédé ni libéré personne sous la pression, que du contraire.

    Pour illustrer cette affirmation, permettez-moi de vous rappeler l’histoire du jeune Andrés Norberto, dont tout le monde se souvient en Colombie, l’histoire d’un enlèvement qualifié du plus cruel de tous ceux perpétrés par les FARC. En mars 2000, les FARC prirent d’assaut un petit hameau et enlevèrent le caporal de police José Norberto Pérez dont le fils de 12 ans, Andrés, souffrait d’un cancer en phase terminale. Sentant la fin venir, le petit Andrés supplia les FARC, leur demandant non pas de libérer son papa - ce qu’il savait impossible -, mais de lui permettre de le voir une dernière fois avant de mourir. L’enfant écrivit même une lettre au chef des FARC, Manuel Marulanda, lui demandant de faire une exception pour lui.

    Des milliers de Colombiens descendirent dans la rue pour appuyer le cri de détresse d’Andrés, l’Église catholique demanda aux FARC de faire un geste de bonne volonté, un artiste-peintre se proposa même comme otage en échange du caporal, mais rien n’y fit… et le petit Andrés mourut sans revoir son papa. Quelques jours le plus tard, le caporal de police José Norberto Pérez fut assassiné par les FARC d’une balle en pleine tête.

    Cette histoire cruelle et triste prouve bien que les FARC ne cèdent pas à la pression, et que les considérations dites “humaines” ne les touchent pas. Ainsi, il est certain que tout le bruit fait autour d’Ingrid Betancourt n’aide pas à sa libération, et pourrait même être contre-productif.

    À propos de l’intervention du président du Venezuela, les journalistes soulignent que si Hugo Chavez a pu faire libérer quelques otages de grande valeur politique, il n’a pas bougé le petit doigt pour les innombrables soldats colombiens qui sont retenus par les FARC depuis des dizaines d’années. Selon les analystes, ceci prouve bien que les objectifs du président du Venezuela étaient politiques et non humanitaires.

    Si Uribe l’a laissé faire, c’est parce que toute libération est bonne à prendre, peu importe qui en est le responsable. Mais les liens de Hugo Chavez avec les narcos terroristes ont finalement poussé le président colombien à lui demander de ne plus intervenir.

    Concernant les FARC, les journalistes estiment que les terroristes utilisent au maximum Ingrid Betancourt pour faire pression sur le gouvernement colombien tout en essayant de masquer la terrible crise interne dont ils souffrent depuis la disparition de leur chef historique, Manuel Marulanda.

    Le groupe terroriste est au bord du désastre, prêt à exploser en plusieurs bandes ennemies, affaibli par les désertions de plus en plus nombreuses et poussé hors de Colombie par les attaques répétées des forces armées. Ingrid Betancourt est leur dernière vitrine, le dernier symbole de leur grandeur.

    De ce fait, les journalistes concluent leur intervention en affirmant que personne ne sortirait gagnant avec la mort d’Ingrid Betancourt, mais que trop de personnes seraient perdantes si elle était libérée.

    En effet, si l’ex-candidate présidentielle venait à mourir non seulement les FARC perdraient le peu de crédibilité qu’elles pourraient encore avoir en Colombie, mais de plus elles deviendraient les ennemies de l’opinion publique mondiale et de plusieurs gouvernements, dont celui de la France. D’autre part, il est certain que le gouvernement Uribe serait tenu en partie pour responsable de cette tragédie.

    Mais si les FARC venaient à libérer Ingrid Betancourt, leur groupe disparaîtrait rapidement de la scène internationale, et leur geste humanitaire serait interprété comme un signe de faiblesse.

    À cause de cela, Ingrid Betancourt est devenue un casse-tête stratégie tant pour les FARC que pour le gouvernement colombien.

    De plus, un nouvel acteur vient d’entrer en scène : l’otage lui-même ! En effet, Ingrid Betancourt a décidé de ne plus être la prisonnière passive qu’elle était jusqu’à présent. Sachant que ses ravisseurs ne peuvent la laisser mourir, il semble que désormais elle refuse de collaborer avec eux et qu’elle veuille les obliger à la libérer pour des raisons médicales.

    Si cette dernière hypothèse est exacte, la rumeur selon laquelle elle refuse de s’alimenter depuis plus d’un mois aurait tout son sens… mais rendrait d’autant plus urgente sa libération.

  9. merci pour tous ces éléments que j’ignorais. Pour la stratégie, on est bien d’accord..sale piège qui s’est refermé sur elle.

  10. Pourquoi Ingrid Betancourt n’est pas morte

    Sa famille espère, ses proches espèrent, la France, le monde espère. Car elle est devenue le symbole de tous les otages du monde.

    Il m’est pénible de lire la certitude qu’Ingrid soit morte sans preuve irréfutable. Alors moi, français Lambda, touché comme beaucoup par ce que vivent Ingrid et sa famille, je vais essayer de démontrer qu’Ingrid peut être encore en vie, en raisonnant par l’absurde :

    Admettons qu’Ingrid soit morte, le gouvernement colombien est donc au courant et ouvre le parapluie avec la proposition qu’a fait Uribe il y a 10 jours ; le gouvernement français est au courant lui aussi et Sarkozy envoie la mission humanitaire qui serait donc purement factice ? … Déjà très difficile à croire !

    Pour moi cette théorie sous-entendrait que les FARC aient donné le renseignement (du décès d’Ingrid) à ces gouvernements, ainsi bien sûr qu’à Hugo Chavez (parce que c’est lui qui est le plus proche des FARC et qu’il trouve grâce à leurs yeux) ;
    Dans ce cas, Chavez n’aurait-il pas sauté à la gorge de son ennemi Uribe, avec assortiments (légitimes) d’accusations de n’avoir non seulement pas bougé le petit doigt pour sauver Ingrid, mais d’avoir tout fait pour faire capoter les sauvetages précédents ? Aurait-il gentiment attendu qu’Uribe fasse cette proposition post-mortem ? Et surtout les FARC auraient-ils intérêt à laisser mourir Ingrid ?

    Et pourquoi Chavez, s’il était au courant du décès d’Ingrid, proposerait-il alors d’emmener Sarkozy dans la jungle à sa recherche ? Il (Chavez) n’a rien à se reprocher sur le dossier (bien au contraire), donc aucun intérêt à aller faire le guignol au milieu des bois.

    Pour ce qui est du gouvernement français je n’ose croire que Sarkozy se prêterait à une telle mascarade avec, en prime, mensonge à la famille ! Piedad Cordoba (sénatrice colombienne de gauche, amie d’Ingrid, et proche de Chavez) et Hugo Chavez ne le permettraient pas. Sarkozy lui non plus n’a pas de parapluie à ouvrir, il n’a rien fait pour freiner les opérations, au contraire, donc n’aurait pas à se prémunir d’éventuels reproches : il en a fait plus en 10 mois que Chirac en 5 ans.

    Soit Ingrid est effectivement morte et les FARC sont alors seuls au courant et ne savent pas trop comment se sortir de l’affaire (ce qui expliquerait leur silence), soit elle est vivante mais pas en si mauvaise santé qu’on le dit et alors les FARC font trainer pour obtenir de meilleures propositions que celle d’Uribe, ou alors ils ne daignent même pas répondre aux propositions d’Uribe et de Sarkozy, ou encore (meilleur présage) ils prennent leur temps pour répondre…

    Si Sarkozy s’employait à ce que l’Union Européenne s’engage à sortir les FARC de la liste des terroristes, je pense que les FARC lâcheraient les 4 derniers otages politiques qu’ils détiennent (dont Ingrid).

  11. La mission Betancourt
    rentre à Paris

    Le Flacon français sur le tarmac de l’aéroport militaire de Bogota.(AP Photo)
    Bernard Kouchner devrait se rendre dans la région pour tenter de renouer des contacts.
    Paris prend acte de la fin de non-recevoir des Farc. La mission humanitaire dépêchée il y a une semaine en Colombie pour tenter de secourir l’otage Ingrid Betancourt «devrait quitter la Colombie prochainement», selon le Quai d’Orsay. «Comme l’avait dit le président Sarkozy (…), ce rejet est une faute politique grave en plus d’une tragédie humanitaire», ajoute le ministère des Affaires étrangères.

    La présidence de la République a pour sa part accueilli «avec une profonde déception» ce rejet, et «tient à assurer la famille de notre compatriote comme celles de tous les otages que sa détermination à obtenir leur libération reste entière».

    Pourquoi cet échec, qualifié de «claque» par le Comité de soutien à Ingrid Betancourt ? Les Farc motivent leur rejet par «la mauvaise foi d’Uribe à l’encontre du gouvernement français». Pour la guérilla marxiste, le président colombien est «l’obstacle principal et l’ennemi numéro un de l’échange» des prisonniers. La France, associée dans cette mission à l’Espagne et à la Suisse, a pourtant tenu à remercier «les autorités colombiennes qui leur ont donné, dès l’origine, toutes les garanties de sécurité et d’indépendance». Les Farc craindraient en réalité que l’armée colombienne profite de cette mission pour les repérer et leur faire subir le même sort qu’à Raul Reyes, le numéro 2 tué dans un bombardement, et principal interlocuteur des négociateurs français.

    Pour sortir de l’impasse, la présidence française a annoncé que Bernard Kouchner «se rendra prochainement dans la région pour réévaluer la situation avec les dirigeants des pays les plus concernés». Une expression qui peut designer Alvaro Uribe, mais aussi Hugo Chavez, le président vénézuélien qui a réussi à faire libérer six otages depuis janvier. Jeudi dernier, Chavez avait annoncé dans un message télévisé qu’il était «disposé à aller, avec Sarkozy, chercher Ingrid».

  12. Il faudrait cependant pas que nous tombions dans les aventures de Zorro!
    Quant à l’état de santé d’Ingri, puisque les Farc renvoient la mission humanitaire à sa case départ, quel plaisir ont ils a cette médiatisation..c’est simplement malsain..

  13. je ne peux pas entendre qu’avec les infos dont tu parles, avec l’historique des Farcs, leurs actes, notre Présidence puisse avoir des propos si legers, si approximatifs, faire des promesses, organiser des choses.;et se voir systématiquement renvoyé dans ses bottes..ca fait amateur..pour les gens qui comme moi ne connaissent pas bien ces groupes, les liens strategiques et politiques internes en colombie, c’est excusable ce manque de repères…on ne peut pas en dire autant des spheres de l’état qui ont tout de même des “espions” et autres agents militaires ou non capable d’avoir un minimum d’info strategique et psychologique sur la situation..ou alors on est des “bleus” et ca expliquerait d’autant plus facilement qu’on soit capable de courir derrière les conneries des USA regulièrement ( heureusement que sarko était pas au pouvoir du temps de l’invasion de l’Irak parce que nous n’y aurions surement pas échappé! merci Chirac! et on voit vers quoi il emmene les troupes..en afghanistan..sans souci..)

  14. FARC : le carnaval humanitaire est terminé

    Mercredi 9 avril, à 07:47, la rédaction de lexpress.fr, dans un article intitulé « Les Farc rejettent la mission humanitaire française », écrit notamment : « La mission humanitaire lancée la semaine dernière par la France pour tenter de récupérer Ingrid Betancourt et d’autres otages détenus par les Farc en Colombie a été rejetée par la guérilla colombienne dans un communiqué diffusé mardi sur Internet (…) ‘Comme l’avait dit le président Sarkozy (… ;) ce rejet est une faute politique grave en plus d’une tragédie humanitaire’, a annoncé le ministère français des affaires étrangères au nom des trois pays, la France, l’Espagne et la Suisse, participant à cette mission partie il y a une semaine ».

    « ‘Les trois pays facilitateurs prennent acte de la décision du secrétariat de l’Etat-major central des Farc de rejeter la mission médicale qui était destinée à venir en aide à Ingrid Betancourt et aux autres otages les plus affaiblis’, selon le communiqué du Quai d’Orsay. Quelques heures plus tôt, le secrétariat de l’état-major central des Farc avait jugé ‘irrecevable’ cette mission, excluant d’agir sous ‘la pression médiatique’ ».

    «‘Nous n’agissons pas sous l’influence du chantage, ni sous l’impulsion de campagnes médiatiques’, peut-on lire dans un communiqué publié mardi par l’Agence bolivarienne de presse, proche de la guérilla (…) Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), en lutte contre les autorités colombiennes, réclament aussi la libération de 500 guérilleros en échange de celle de 39 otages, dont Mme Betancourt, séquestrée depuis plus de six ans (…) De son côté, Hervé Marro, porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt, a qualifié ‘de claque’ aux efforts de la France le rejet par la guérilla ».

    Le commentaire de Miguel Garroté:

    Donc, le communiqué de presse du ministère français des affaires étrangères déclare notamment, à propos de la réaction des FARC, que « ce rejet est une faute politique grave ». De leur côté, les FARC, dans un communiqué, déclarent notamment : « Nous n’agissons pas sous l’influence du chantage, ni sous l’impulsion de campagnes médiatiques ». Enfin, Hervé Marro, porte-parole du comité de soutien à Ingrid Betancourt, a qualifié « de claque » aux efforts de la France le rejet par la guérilla.

    Si je résume ces trois commentaires et si je les mets en parallèle, la France rejette la faute sur les FARC. Celles-ci, à leur tour, rejettent la faute sur le chantage et sur les campagnes médiatiques de la France. Quant au comité de soutient à Ingrid Betancourt, il constate que les Farc ont donné une claque à la France. Fort bien.

    Dans la vie, tant économique que politique et humanitaire, les leaders doivent savoir fixer des objectifs. Ils doivent savoir établir un ordre de priorité dans la liste des objectifs fixés. Et ils doivent savoir réévaluer les objectifs et leur ordre de priorité en fonction des moyens concrets réellement disponibles. Vu sous cet angle, les leaders français de la mission humanitaire hispano-franco-suisse ont lamentablement échoué.

    Cela fait maintenant plusieurs mois que des milieux politiques, médiatiques et humanitaires français, avec l’appui du grandguignolesque président farcsiste vénézuélien Hugo Chavez, bavardent en public au sujet de Madame Betancourt. Résultat : les FARC déclarent ne pas céder aux campagnes médiatiques. La tactique française a été jusqu’à présent aux antipodes de la médiation discrète mais efficace.

    Laissons agir les émissaires secrets – ceux de Suisse et ceux de l’Eglise catholique par exemple – qui parcourent la jungle colombienne à dos de mulets. Et cessons de dépenser l’argent du contribuable français pour de coûteuses mascarades de mauvais goût. Des orphelins tchadiens, présumés du Darfour, aux flammes olympiques qui embrasent le Tibet, les leaders français ont déjà passablement cafouillé.

    La France déficitaire et endettée ne peut plus se permettre de jouer à cette sorte de grands jeux qui finissent petits, certes petits, mais pas petits pour les contribuables. En outre, tout cela agace d’autres pays dont les situations financières et les compétences humanitaires restent moins déficitaires que celles de l’Hexagone. Chacun dans son pré et les bonnes causes, y compris celle des otages, ne seront pas volées…

  15. Sa mère : «Ingrid n’est pas dans un état si grave»

    Alors que depuis quelques semaines les médias sont sur le point de diffuser la nécrologie d’Ingrid Bétancourt et qu’on entend chaque matin que “c’est une question de jours”, sous-entendu “avant qu’elle ne décède”, voila que la mère de l’otage franco-colombienne vient dénoncer ce qu’elle qualifie d’ “inventions”, affirmant que “Ingrid n’est pas dans un état si grave”. Des paroles assez surprenantes de la part de cette maman, qui se base sur le diagnostic d’un médecin des FARC arrété par la Police…

    Non “Ingrid n’est pas dans un état si grave”. S’il y a bien une chose à laquelle personne ne s’attendait venant de la famille de Madame Bétancourt, c’est bien une telle déclaration, qui va totalement à contre-sens. Alors qu’en France, son fils s’échine sur tous les plateaux télé, à la radio et sur Internet, à faire comprendre à la population que sa mère est mourrante (ou presque), voici que la grand-mère de Lorenzo dément totalement, avec une forme de certitude très troublante.

    Sur quoi se base donc Yolanda Pulecio, la mère d’Ingrid, pour affirmer que sa fille n’est pas dans un état critique, malgré les déclarations d’anciens otages ? Et bien elle se base sur un médecin des FARC, capturé par la Police colombienne, qui aurait ausculté sa fille et tiré certaines conclusions…

    “J’ai parlé avec le médecin qui a vu Ingrid dans la jungle. Elle n’a pas d’hépatite B. Elle n’a pas de leshmaniose” affirme ainsi la dame, probablement soulagée par cette annonce. Mais justement, en est-elle sûre ou cherche t-elle un réconfort dans les propos et le diagnostic d’un médecin qui aurait soigné sa fille à une date indéterminée ? Là est la question.

    “Elle est très faible mais elle n’est pas suicidaire”, ajoute t-elle, souhaitant apparemment tordre le cou aux rumeurs de grève de la faim entamée par sa fille.

    Ces propos, rapportés par les journalistes de France 3, et ceux d’anciens otages, ont permis à un médecin français d’établir un hypothétique diagnostic, en se basant sur tous ces témoignages. Ainsi, Ingrid Bétancourt souffrirait « de paludisme, et les syndromes hépatiques qu’elle présente peuvent être le fait de kystes amibiens fixés sur son foie ». Une hypothèse toute aussi dramatique puisque de telles pathologies peuvent mener à la mort faute de soins.

    Il y a tout de même de fortes chances que cette déclaration de la grand-mère, ne soit pas vue d’un bon oeil par les enfants d’Ingrid Bétancourt qui tentent par tous les moyens de mobiliser l’opinion publique et le gouvernement…

  16. Ingrid Betancourt «va bien»

    Ingrid Betancourt va «bien». C’est ce qu’a affirmé vendredi Piedad Cordoba, la sénatrice colombienne de gauche qui a joué un rôle de médiation auprès des Farc.

    «Les dernières nouvelles que j’ai, qui remontent à la semaine dernière» sur Ingrid Betancourt sont qu’elle «n’a aucune maladie qui puisse donner lieu à des complications», a assuré cette proche du président Hugo Chavez lors d’une conférence de presse à Madrid. Piedad Cordoba a également reproché au gouvernement colombien du président conservateur Alvaro Uribe de faire obstacle à la libération d’otages, assurant que ce dernier «n’a aucun intérêt à trouver un accord humanitaire».

    «Maladies chroniques»

    Le haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, avait assuré dans un entretien publié dimanche en Colombie qu’Ingrid Betancourt était «atteinte de maladies chroniques», mais «pas confrontée au risque imminent de mort».

    Ces déclarations interviennent après l’échec de la mission humanitaire envoyée début avril par la France, à la suite d’informations alarmantes sur l’état de santé de l’otage franco-colombienne

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